LE MARBRE ET LA CULTURE DE CARRARE

L'histoire et la renommée de Carrare ont toujours été liées à son précieux minerai.
À l'époque romaine, les fouilles étaient exécutées par les mains nues des esclaves. Les blocs taillés à la main ont aussi bien servi à bâtir des capitales, à construire des colonnes qu’à fabriquer les petits articles d’usage quotidien (certains sont actuellement conservés dans le Musée du Marbre de Carrare).
Au cours des siècles, Carrare a attiré les artistes de grande renommée comme Michel-Ange (le plus célèbre pour son attachement à la ville), Giovanni Pisano, Florentine Bandinelli, le célèbre sculpteur espagnol Ordonez et, un siècle plus tard, Bernini.
L'Académie des Beaux-Arts de Carrare, créé en 1769 par la duchesse Maria Teresa Cybo Malaspina, a formé un grand nombre d'artistes locaux de la région, parmi les plus célèbres : Tenerani, Triscornia, Bienaimé et tant d’autres qui ont fait évoluer et transmis la tradition artistique qui déjà vivait dans les nombreux ateliers d'artisans de Carrare.

Le lien étroit à la sculpture est toujours aussi vivant à Carrare. Il se manifeste, chaque été, à travers des spectacles qui animent les rues du centre-ville, la "2010 Biennale Internationale de Sculpture" (une exposition importante d’artistes italiens et étrangers), le "Symposium International de Carrare" un atelier en plein air qui permet aux gens d'apprécier la capacité et l'effort de sculpteurs au moment de la réalisation de leurs sculptures, et la traditionnelle "Lizzatura"(luge). Chaque été également, il y a la "Lizzatura", une démonstration spectaculaire qui a lieu chaque été pour illustrer le transport des blocs de marbre de la montagne à la plaine, une technique utilisée depuis l'époque romaine à la moitié du XX siècle. La "lizza", un grand traîneau de bois, chargé de blocs de marbre et attaché avec des cordes et des câbles, procède le long de la pente raide. Le glissement vers le bas s’effectue sur des morceaux de bois savonneux "i parati". Le chemin de fer construit à la fin du XIXe siècle et, plus tard, les camions de transport réduisent l’usage de la typique "lizzatura" à une seule fois pour un court parcours, puis à son abandon.